Websourd : « Bayrou repart à l’offensive »
Dimanche dernier, le premier grand meeting de François Bayrou s’est tenu au Zénith de Paris avec quelques milliers de personnes. Le candidat est déterminé à retrouver la place qu’il a perdue dans la campagne électorale.
Le Modem tenait son premier grand meeting pour la course à l’Elysée, le 25 mars 2012. En 2007, il s’était positionné comme le « 3ème homme » de l’élection présidentielle. Cette année, ce sera plus difficile pour lui car selon les sondages, les intentions de vote au premier tour stagnent autour de 12%. François Bayrou semble menacé par Jean-Luc Mélenchon qui remonte progressivement et Marine Le Pen, les trois arrivant au coude à coude.
Lors de son meeting, le candidat du Modem entame son discours par : « Je suis venu vous parler d’espoir ! » devant plusieurs milliers de personnes exaltées qui scandent « Bayrou président » ou « On va gagner ». Il évoque sur un ton personnel le milieu modeste d’où il est issu, il parle de son père, mort d’un accident du travail, de la petite retraite de sa mère et de son parcours au service de la République où il a gravi pas à pas les échelons. « La France, au fond je l’ai servi comme un amoureux… »
Bayrou commente la crise : « elle ne vient pas d’ailleurs, elle vient de chez nous. Ce qui a nourri la crise, c’est une série de mauvaises décisions pendant les 5 ans de mandat de Nicolas Sarkozy. »
Il revient sur une des propositions incontournables du programme centriste : privilégier les produits français. Il est déterminé à défendre toutes les productions françaises (industrielles, agricoles, artistiques, touristiques…)
S’il est élu, Bayrou organisera un référendum de moralisation de la vie publique en France dès le 1er tour de l’élection législative. Il convoquera en juillet un « Grenelle de l’Education », avec « tous les partenaires de la rénovation de l’école » et il ironise sur les « sornettes des 60.000 postes supplémentaires dans l’Education », promis par François Hollande.
Il propose la création d’un poste de président de l’Europe, « pour que l’Europe ait un visage ». Celui-ci sera élu par les citoyens et assumera à la fois la fonction de président du Conseil et de celui de la Commission Européenne.
Enfin, il fera de « la lutte contre le trafic d’armes une priorité nationale. »








